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François Junod, automatier
Enfant de Sainte-Croix, François Junod y fréquente l'école technique, fait un apprentissage de restaurateur d'automates chez Michel Bertrand à Bullet, et obtient ensuite son diplôme à l'Ecole des Beaux-Arts de Lausanne, section dessin et sculpture.
Dans son vaste atelier au centre du village, cet artiste conçoit et construit des automates, petits et grands, tantôt modernes, tantôt traditionnels, Pierrots écrivains, animaux musiciens, charmeuses de serpents, mains géantes, nez, oreilles, et ses désormais célèbres grosses dames sur un plongeoir, au total une centaine de pièces. La restauration d'automates anciens représente une autre corde à son arc.
François Junod avoue volontiers sa prédilection pour les automates modernes où il se sent plus libre de créer. L'Association des Amis du CIMA lui a d'ailleurs donné carte blanche pour l'automate de l'homme marcheur. Dans le cas présent il a trouvé son inspiration chez Giacometti et Tinguely et a créé quelque chose de fascinant rappelant le robot androïde.
Le métier d'automatier aujourd'hui n'est pas un métier rare. Mais les automatiers qui ont du succès ne sont pas légion. François Junod est parmi ces derniers. Dès le départ ses créations ont plu. Elle se trouvent non seulement en Suisse mais également au Japon, en Angleterre, aux Etats Unis, en France, en Italie, en Espagne, etc. Le buste de la cantatrice à l'Arena à Genève, le tapis volant pour le centenaire des cafés La Semeuse à La Chaux-de-Fonds ou un groupe d'automates pour la nouvelle mairie de Leganes (Madrid) sont parmi ses oeuvres les plus récentes.
Il restera dans l’histoire des automates comme l’auteur du premier androïde mécanique à écrire des textes de manière aléatoire. Contrairement à l’andoïde « traditionnel », son Pouchkine n’écrit pas un texte selon une séquence « pré-programmée ». Il puise aléatoirement dans le réservoir de mots à sa disposition et combine ceux-ci librement afin de composer un Haïku. La nouveauté réside dans le fait que l’on ne peut pas prédire quel poème l’automate va écrire.
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